mardi 19 juin 2018


CHAPITRE IV
Keep it flying

Ce chapitre va être très court car je n’ai pas connu d’aventure particulière, mais la période qu’il recouvre, de fin 1979 au 28 mars 1982 (date du début du chapitre suivant), est un moment faste en ce qui concerne mes activités aéronautiques.

En effet, le chef pilote de mon club de Lognes ayant sans doute estimé que l’on pouvait me faire confiance, m’a procuré de nombreuses opportunités de vols à petits prix. Il arrive assez souvent que des élèves pilotes, financièrement aisés, mais pas encore aptes à voler seuls souhaitent aller quelque part en avion privé, soit pour le plaisir, soit pour gagner du temps.

C’est ainsi qu’entre le 10 mars et le 14 juillet 1980 j’ai fait 23 heures 45 minutes de vol dont un vol de 8h48 aller et retour de Lognes à Cannes-Mandelieu. 

Deux mots à propos de ce voyage.
Un couple dont le mari venait tout juste de commencer à apprendre à piloter, voulait aller près de Cannes à l’occasion de la pendaison de la crémaillère de la nouvelle maison de leurs parents. Nous sommes partis de Lognes le 12 juillet en tout début d’après-midi à bord du Cessna 172 immatriculé F-GBFT
Le F-GBFT avant d'être repeint
par un beau temps annoncé (et avéré) sur tout le parcours. Pour ce vol assez long (à mon échelle 4 heures) j’avais adopté une altitude assez élevée qui favorise la vitesse et la consommation et une route directe qui passe approximativement par Lyon et le survol des Alpes Maritimes. Presque brutalement c’est le bleu de la Méditerranée qui occupe tout l’horizon. Féerique ! J’ai contacté le contrôle de l’aéroport pour m’annoncer et prévenir que j’allais effectuer un élargissement au-dessus de la mer pour perdre de l’altitude. Je sentais les gallons pousser sur mes épaules.


Le retour s’est effectué le 14 juillet sans anicroche par le même chemin en 4h48 en raison du vent contraire.

Une anecdote amusante à propos de ce voyage : la maison en question était magnifique avec un ponton privé où était amarré un superbe bateau appartenant au même propriétaire. Le soir, une réception était organisée et les invités étaient attendus dans leurs plus beaux atours, moi j’étais en jean et T-shirt (comme d’hab) déjà résigné à rester dans la chambre qui m’avait été gentiment attribuée. Que nenni, la maîtresse de maison m’a trouvé une chemise blanche en soie et un pantalon assorti du plus bel effet et j’ai pu profiter de la soirée sans avoir honte. C’était vraiment très gentil !

C’est aussi à cette époque, toujours grâce au chef pilote que j’ai eu l’occasion d’essayer des avions différents pour de courts vols de prise en main : Cessna 150 F-BSIJ

Ce qu'il en reste aujourd'hui (je n'y suis pour rien)

Robin D112 F-PEVX,

Tobago TB10.

TB10. Ce n'est pas celui-là mais un pareil. Sur le siège arrière on peut distinguer mon petit fils Nicolas

Je vais arrêter de voler en janvier 1981 pour des raisons financières évidentes ayant dû m’inscrire au chômage après un salon du modélisme passionnant mais financièrement catastrophique (mais c’est une autre histoire).

Mais aventures aéronautiques reprendrons en mars 1982, objet du prochain chapitre.

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