lundi 11 juin 2018

Préambule


LES TRIBULATIONS D'UN PILOTAILLON



PRÉAMBULE
Je croyais avoir imaginé le mot "pilotaillon", il n'en est rien ! Une simple recherche googolienne m'a fait découvrir l'utilisation de ce mot par de nombreux auteurs de blogs ou de forums spécialisés.
Dans mon acceptation je voulais donner à ce mot une connotation légèrement péjorative. Il est utilisé par certain auteurs dans le sens de débutant, d’élève, ce qui peut paraître pertinent, mais dans mon esprit c’est plutôt l’aspect « amateur » en opposition à professionnel que je retiens, et dans le sens le moins valorisant d’amateur.

La majorité des blogs où l’on trouve le mot « pilotaillon » est consacrée aux expériences, souvent heureuses, d’élèves pilotes ou aviateurs débutants qui relatent leur joie de voler et l’extase que cela leur procure. Je comprends ça très bien et je l’ai souvent ressenti.

Le premier lâché, voler seul pour la première fois (moi c’était le 11 février 1979), la première navigation solo (le 30 juillet 1979 de Lognes à Épernay) sont des moments inoubliables dans la vie d’un élève pilote.

De nombreux textes exaltent ces moments intenses et je ne ferais pas mieux en évoquant les miens. 

Mon projet est de raconter les erreurs, les incompétences, les maladresses voire les imprudences que j’ai commises durant ces 39 années (mais avec de nombreuses interruptions) de pilotage, et encore je ne compte pas mes premières expériences de pilote de planeur à Cerny (plus connu par le nom de la ville voisine de la Ferté-Alais) vers l’âge de 13/14 ans au sein de l’aéro-club du Touring Club de France, sujet de mon premier chapitre et qui a bien failli me dégoûter à jamais de l’aviation.

Pourquoi « pilotaillon » ? En 39 ans (de mars 1969 à juin 2008) je n’ai piloté que 278 heures dont seulement 168 comme commandant de bord (c’est-à-dire seul à piloter) et ce n'est pas beaucoup, sur 20 modèles d’avions différents. On peut, par charité, ajouter environ 150 heures de planeurs sur une douzaine de types. Ce n’est pas beaucoup non plus !

Ai-je été un pilote dangereux ? Certains le diront, c’est vrai que si peu d’heures de vol sur une si longue période ne permet pas d’accumuler une grande expérience ; mais ne dit-on pas qu’un bon pilote est un pilote vivant ? Je suis vivant, donc...

En fait je suis quelqu’un de raisonnable, conscient de mes insuffisances. J’ai parfois raté de belles occasions par excès de prudence comme un vol vers la Corse, tout frais payés, où j’ai préféré faire demi-tour au-dessus du Morvan pour des raisons de météo douteuse.

Mais j’ai commis bien des erreurs et bien des imprudences, ce blog est écrit pour les raconter.
Mais il ne faut pas se méprendre, la plupart de mes promenades aériennes n’ont pas donné lieu à des péripéties ou maladresses. On ne parle jamais des trains qui arrivent à l’heure. Le plus souvent ce furent de belles randonnées accompagnées d’ami-e-s pilotes ou non, avec qui j’ai partagé des moments de plaisir.

Enfin, si certains, certaines de ces ami-e-s lisent ces lignes, ils se reconnaîtront sûrement, qu’ils, qu’elles sachent que je leur suis éternellement reconnaissant d’avoir contribué à me forger de si bons souvenirs.

Détail technique : j’ai utilisé mon carnet de vol pour reconstituer l’ordre chronologique de ces souvenirs, mais parfois mes notes ne sont pas claires, aussi les dates peuvent être approximatives.

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