PRÉAMBULE
Je croyais avoir imaginé le mot
"pilotaillon", il n'en est rien ! Une simple recherche googolienne
m'a fait découvrir l'utilisation de ce mot par de nombreux auteurs de blogs ou
de forums spécialisés.
Dans mon acceptation je voulais donner à ce mot une connotation
légèrement péjorative. Il est utilisé par certain auteurs dans le sens de débutant,
d’élève, ce qui peut paraître pertinent, mais dans mon esprit c’est plutôt l’aspect
« amateur » en opposition à professionnel que je retiens, et dans le
sens le moins valorisant d’amateur.
La majorité des
blogs où l’on trouve le mot « pilotaillon » est consacrée aux
expériences, souvent heureuses, d’élèves pilotes ou aviateurs débutants qui
relatent leur joie de voler et l’extase que cela leur procure. Je comprends ça
très bien et je l’ai souvent ressenti.
Le premier lâché, voler
seul pour la première fois (moi c’était le 11 février 1979), la première
navigation solo (le 30 juillet 1979 de Lognes à Épernay) sont des moments
inoubliables dans la vie d’un élève pilote.
De nombreux textes
exaltent ces moments intenses et je ne ferais pas mieux en évoquant les miens.
Mon
projet est de raconter les erreurs, les incompétences, les maladresses voire
les imprudences que j’ai commises durant ces 39 années (mais avec de nombreuses
interruptions) de pilotage, et encore je ne compte pas mes premières
expériences de pilote de planeur à Cerny (plus connu par le nom de la ville
voisine de la Ferté-Alais) vers l’âge de 13/14 ans au sein de l’aéro-club du
Touring Club de France, sujet de mon premier chapitre et qui a bien failli me
dégoûter à jamais de l’aviation.
Pourquoi « pilotaillon » ?
En 39 ans (de mars 1969 à juin 2008) je n’ai piloté que 278 heures dont
seulement 168 comme commandant de bord (c’est-à-dire seul à piloter) et ce n'est
pas beaucoup, sur 20 modèles d’avions différents. On peut, par charité, ajouter
environ 150 heures de planeurs sur une douzaine de types. Ce n’est pas beaucoup
non plus !
Ai-je été un pilote
dangereux ? Certains le diront, c’est vrai que si peu d’heures de vol sur
une si longue période ne permet pas d’accumuler une grande expérience ;
mais ne dit-on pas qu’un bon pilote est un pilote vivant ? Je suis vivant,
donc...
En fait je suis
quelqu’un de raisonnable, conscient de mes insuffisances. J’ai parfois raté de
belles occasions par excès de prudence comme un vol vers la Corse, tout frais
payés, où j’ai préféré faire demi-tour au-dessus du Morvan pour des raisons de
météo douteuse.
Mais j’ai commis
bien des erreurs et bien des imprudences, ce blog est écrit pour les raconter.
Mais il ne faut pas
se méprendre, la plupart de mes promenades aériennes n’ont pas donné lieu à des
péripéties ou maladresses. On ne parle jamais des trains qui arrivent à l’heure.
Le plus souvent ce furent de belles randonnées accompagnées d’ami-e-s pilotes
ou non, avec qui j’ai partagé des moments de plaisir.
Enfin, si certains,
certaines de ces ami-e-s lisent ces lignes, ils se reconnaîtront sûrement, qu’ils,
qu’elles sachent que je leur suis éternellement reconnaissant d’avoir contribué
à me forger de si bons souvenirs.
Détail technique :
j’ai utilisé mon carnet de vol pour reconstituer l’ordre chronologique de ces
souvenirs, mais parfois mes notes ne sont pas claires, aussi les dates peuvent
être approximatives.
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